The Missing Link

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Photo : Xavier Mignon

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OPEN-MINDED MUSIC for OPEN-MINDED PEOPLE.

About my work as a composer and musician. The missing link I´m talking about here is the viola da gamba, originally an improvisation instrument, which happens to be able to associate with all traditional instruments of the world.

There is the manifestation, then the writing of a composition (to communicate with other musicians), and most important of all, its interpretation. In both cases, for me, it is always a question of improvisation.

Why World Music?

In the jungle of commercial-style classifications, as on MySpace or other internet portals there isnt any label « open-minded music » yet, I have to use the catch-all wording of World Music. As my music blends influences from all over the world, so be it; whatever, Ill always be French. When I started playing music, and later the viola da gamba, I never wondered about musical style, which brought me some problems with various police, the jazz police, the baroque police, the art producer police (this music is too good for that film) … are there also world music police?

Meeting with older masters did help me a lot on my way. Martial Solal in 1979: You can do what you want but should be able to explain it. Constantly unsatisfied, I never felt at ease in a style, and always went too far for my colleagues. Someday someone offered me a book by A.K. Coomaraswamy: The Transformation of Nature in Art, in which he explains traditional art, and the idea that Style is the man, and by no means the essence of art.

Another master, Dr. M. Bernhard, professor at the Music Institute of the Bavarian Academy of Sciences (sounds good ay?), opened the doors of his library to me. So I studied European medieval music treaties and naturally Gregorian music. I discovered real treasures. References always go back to Plato. But as information here was relatively vague, I continued by searching in Arabic and Indian music.

Traditional bases of music theory are almost the same everywhere on this planet. Learning through books, is fine, but I consider it not enough, and the theory must be experienced through actual traditional practice, when possible. So I experienced with mostly oriental musicians (Arab, Turkish, Indian), as the practice of modal improvisation is more than rare in the West.

So I have been able to revitalize all these modes, which have been known as church modes ever since good old Gregory.

The discovery of the viola da gamba in 1993 for a film score did change my music as lot. For about 15 years I stopped working with chords and did only melodies, but as I still liked ensemble music I composed pieces using parallel melodies, like in The City. Meeting modern hurdy-gurdy player Valentin Clastrier has been crucial, as he advised me to use electronics with the viola da gamba. Here I found a link to my past with electric guitar, where I used all well-known effects like echo, reverb, wah-wah, flanger etc., plus the synthesizer and sampler worlds. In my career during some studio recordings, I happened to have to replay a bass line, then a keyboard and even percussion part, realizing at the end, apart from the vocals and possibly drums, I had played everything. Little Mike Oldfield from Nancy was born.

I always use a special concept for a composition, as in film music. I have about 3 hours of compositions waiting for recording (Dragon, Tortue, Libellule, Papillon, Funambule…), the titles say it all.

In this recording I chose the most accessible compositions, leaving too complex rhythms (9, 6, 5, 11 and 13, in the relevant order), and used almost everything I had at my disposal (Ableton Live software), a lot of vocoder. As I don´t have a midi viol, I had to put the sound of the viol through the filter of a synthesizer or sampler. And then even a wah-wah effect. Why not? said Frank.

Not being subjected to time constraints as support for images, the compositions did not have to be formatted in an acceptable way for the masses; each musical idea implies its own development, and so the pieces are relatively long, sort of symphonic poems.

The interpretation is another paire de manches (a whole different ball game). Find the musicians who can, who will, who dare, and who stay, most importantly of all modal improvisers. And keep it going. This recording reflects my ideal ensemble, and I hope to reproduce it live as soon as possible.

Sucheta Ganguly, vocal,
Probir Mitra, tabla,
Gaspare Sepio, keyboards & accordion
Gilles Zimmermann, acoustic & electric viola da gamba, add. keyboards, production
extra musicians: Ulli Siebenborn, berimbao, Bic Koenig, guiro

francais

Qu´on ne s´y trompe pas, le «missing link » (chaînon manquant) dont je parle, c´est la viole de gambe, à l´origine un instrument d´improvisation, qui se trouve être capable d´association heureuse avec tous les instruments traditionnels du monde.

Il y a la manifestation, puis l´écriture d´une composition, et surtout son interprétation. Dans les deux cas, pour moi, c´est toujours une affaire d´improvisation.

Pourquoi « world music » ?

Dans la jungle des dénominations commerciales de style, comme il n´existe pas, sur MySpace et autres portails internet, de rubrique « open-minded music », il ne me reste que le terme fourre-tout de « World music », et puisque « ma » musique est « métissée d´influences venant du monde entier », qu´il en soit ainsi. Pas plus que quand j´ai découvert la musique, en commençant à jouer de la viole de gambe, je ne me suis jamais posé la question du style musical, ce qui m´a valu bien des désagréments de la part de diverses polices, la police du jazz, la police baroque, la police des producteurs d´art (« cette musique est trop belle pour ce film »), etc., et y aurait-il aussi une police de la world music ?

Ce sont des rencontres avec des « maîtres » plus âgés qui m´ont fait progresser. Martial Solal en 1979 : « vous pouvez faire tout ce que vous voulez, mais il faut savoir l´expliquer ». Ainsi, perpétuel insatisfait, je ne me suis jamais senti à l´aise dans un style, et toujours j´allais trop loin pour mes collègues. Un jour on m´a offert un livre de A.K. Coomaraswamy : La Transformation de la Nature en Art, dans lequel il explique l´art traditionnel, et l´idée que « le style, c´est l´homme, mais ce n´est pas l´essence de l´art».

Un autre « maître », Dr. M. Bernhard, professeur à l´institut de musique de l´académie des sciences de Bavière (ça ronfle, hein ?), m´a ouvert les portes de « sa » bibliothèque. J´ai, dans la mesure de mes moyens d´autodidacte, étudié la musique médiévale européenne, et derrière évidemment la musique grégorienne. J´ai découvert de véritables trésors. Les références remontent toujours à Platon, en passant par Boèce et Quintilien. Mais comme les informations y sont relativement maigres, en particulier en ce qui concerne l´improvisation, j´ai continué en cherchant du côté des musiques arabes et indiennes.

En effet, les bases traditionnelles de la théorie musicale sont pratiquement les mêmes partout dans le monde. L´enseignement par les livres, c´est bien joli, mais je considère qu´il ne faut pas s´arrêter là, et éprouver ces connaissances à l´aune de la pratique musicale contemporaine mais traditionnelle, quand on peut la trouver. D´où mes recherches et rencontres avec des musiciens d´origines orientales, car malheureusement, la pratique de l´improvisation modale est plus que rare en Occident.

Ce sont donc des rencontres avec des musiciens orientaux, arabes, turcs et indiens, qui m´ont permis de « revitaliser » tous ces modes qu´on appelle « d´église » depuis le bon Grégoire.

La découverte de la viole de gambe en 1993 à l´occasion d´une musique de film, a beaucoup changé ma musique. Pendant 15 ans environ, j´ai cessé de composer avec des accords, pour ne faire que des mélodies, et comme j´aime quand même la musique d´ensemble, ai composé des morceaux avec plusieurs mélodies superposées, comme The City. La rencontre du vielle à roue-iste Valentin Clastrier a aussi été décisive, où il m´a conseillé d´utiliser les effets électroniques sur la viole de gambe électrique. Ce qui m´a donné une nouvelle piste en me permettant de refaire le lien avec le temps où j´utilisais une guitare ektrique avec écho, réverbération, wah-wah, flanger etc., plus le monde des synthétiseurs et autres samplers. Dans ma carrière au cours d´enregistrements en studio, il m´est arrivé un jour de devoir rejouer la partie de basse, puis de clavier et de percussions, pour finalement m´apercevoir, le morceau terminé, que mis à part la batterie et le chant, j´avais en fait tout joué. Le petit Mike Oldfield de Nancy était né.

J´utilise toujours un concept particulier pour une composition, comme quand il m´arrive de faire une musique de film. J´ai environ 3 heures de compositions en attente d´enregistrement (Dragon, Tortue, Libellule, Papillon, Funambule…), le titre donnant le sujet.

Dans cet enregistrement, j´ai choisi les compositions les plus « accessibles », renonçant aux rythmes un peu trop composés (9, 6, 5, 11 et 13, dans l´ordre des sus-cités), et utilisé presque tout ce que j´avais à disposition (logiciel Ableton Live), beaucoup de vocoder, car n´ayant pas de viole synthétiseur, je suis « obligé » de faire passer le son de l´instrument par le filtre d´un synthétiseur ou d´un sampler. Et pendant qu´on y est, j´ai même utilisé l´effet de la célèbre pédale wah-wah, pourquoi pas d´ailleurs, disait Frank.

N´étant pas assujetties à des contraintes de temps comme support à des images, mes compositions ne se laissent pas châtrer pour rentrer dans un format « acceptable » par les masses, chaque idée musicale implique son développement, et les morceaux sont relativement longs, sortes de « poèmes symphoniques ».

Pour l´interprétation c´est une autre paire de manches. Trouver les musiciens qui peuvent, qui veulent, qui osent, qui restent. Surtout qui savent improviser, et y rester « modal ». Et après maintenir tout ca. Cet enregistrement reflète mon ensemble idéal, que j´espère pouvoir reproduire en concert le plus tôt possible.

Sucheta Ganguly, vocal,
Probir Mitra, tabla,
Gaspare Sepio, keyboards & accordion
Gilles Zimmermann, acoustic & electric viola da gamba, add. keyboards, production
extra musicians: Ulli Siebenborn, berimbao, Bic Koenig, guiro

deutsch

Als Komponist und Musiker möchte ich meine Arbeit etwas erläutern. Der missing link, von dem hier die Rede ist, ist die VIOLA da GAMBA, ursprünglich ein Impro-visationsinstrument, das sich unglaublich gut vereint mit anderen traditionellen Instrumenten dieser Welt.

Es gibt die Manifestation, dann das Schreiben einer Komposition (zum Kommunizieren mit anderen Musikern), und was am Wichtigsten ist: die Interpretation. Für mich persönlich ist es in beiden Fällen immer eine Improvisationsfrage.

Warum Weltmusik?

In Dschungel der kommerziellen Begriffe für Stil, und weil es, bisher, auf „MySpace und anderen Internet Portalen, kein open-minded music Label gibt, muss ich wohl den Begriff Weltmusik verwenden, da meine Musik sich mit Einflüssen aus aller Welt mischt. Dennoch bleibe ich jedoch Franzose.

Seit den Anfängen meiner Musik und auch später mit der Viola da Gamba, habe ich mir nie die Frage über Stilrichtungen gestellt, und so habe ich mir so manche Unannehmlichkeiten mit den verschiedenen „Polizei eingehandelt: die „Jazzpolizei, die „Baroquepolizei, die „Kunstproduzentpolizei (diese Musik ist zu schön für diesen Film) … gibt es auch eine „Weltmusikpolizei?

Die Begegnung mit älteren „Meistern hat mich unterwegs sehr viel (weiter-) gebracht. Martial Solal in 1979: Sie können machen was Sie wollen, Hauptsache ist: Sie können es erklären. Immer unzufrieden, habe ich mich nie in eine Stilrichtung wirklich einfügen können, und immer ging ich für meine Kollegen „zu weit.

Eines Tages schenkte mir ein Freund ein Buch von A.K. Coomaraswamy: The Transformation of Nature in Art, in welchem er erklärt, was traditionelle Kunst ist, und die Idee, „Style ist der Mann, und keineswegs die Essenz von Kunst.

Ein anderer Meister, Dr. M. Bernhard, Professor des Musikinstituts der Bayerischen Akademie der Wissenschaft (klingt gut, nicht?), öffnete mir die Türe seiner Bibliothek. So konnte ich Texte der europäischen mittelalterlichen Musik einstudieren und natürlich Gregorianische Musik. Ich habe wahre Schätze gefunden. Referenzen gehen immer auf Plato zurück. Aber Information hier bleibt relativ mager (Improvisation wird kaum in einem Buch zu finden sein), so habe ich weiter in Richtung arabische und indische Musik geforscht.

Traditionelle Grundlagen der Musiktheorie sind (fast) überall auf dieser Welt die gleichen. Aber Lernen mit Büchern ist gut, jedoch nicht genug, finde ich, und soll im Licht von lebendem traditionellem Schaffen verdeutlicht werden, falls möglich. Daher habe ich Erfahrungen und Zusammenarbeit mit meist orientalischen Musikern (arabische, türkische und indische) gesucht, weil eben das Praktizieren von modaler Improvisation im Abendland kaum zu finden ist.

So konnte ich alle diese Modi teils „wiederbeleben, welche seit dem guten alten Gregor „Kirchentonarten genannt werden.

Die Entdeckung der Viola da Gamba in 1993 für eine Filmmusik hat großen Einfluss auf meine Musik gehabt. Fast 15 Jahre lang habe ich kein Akkorde verwendet, nur mit Melodien gearbeitet, und weil ich doch Ensemble Musik mag, habe ich Stücke mit mehreren parallelen Melodien geschrieben, sowie z.B. in „The City.

Das Treffen mit dem modernen Vielle à roue (Drehleier) Spieler Valentin Clastrier ist entscheidend gewesen, er hat mir nämlich empfohlen, elektronische Effekte mit der Viola da Gamba zu benutzen. Was mir einen neuen Link zu meiner Vergangenheit als guitar hero gegeben hat, alle Effekte wie Echo, Reverb, Wah-wah, Flanger etc., plus die Welt der Synthesizer und Sampler. In meiner Studio Karriere kam es früher vor, in einer Aufnahme die Bass Line neu zu spielen, dann auch hier ein Keyboard und noch ein Perkussion Spur, und am Ende stellte ich fest, ich hatte alles gespielt, außer Gesang und Schlagzeug. Der kleine Mike Oldfield aus Nancy war geboren.

Ich verwende immer ein spezielles Konzept für eine Komposition, wie in Filmmusik. Ich habe circa 3 Stunden Kompositionen, die auf eine fertige Aufnahme warten (Dragon, Tortue, Libellule, Papillon, Funambule…), die Titel sagen alles, denke ich.

In diesen Aufnahmen habe ich die am besten zugänglichen ausgewählt, und bewusst allzu komplexe Rhythmen ausgelassen (9, 6, 5, 11 und 13, in der d.h. Reihenfolge), und fast alles verwendet, was verwendbar ist (Ableton Live Software). Viel Vocoder, da ich keine Midi-Viola habe, „muss ich den Sound der Viola durch den Filter eines Synthesizers oder Sampler klingen lassen. Und dann auch einen Wah-wah Effekt, „warum nicht?, sagte Frank.

Da die Kompositionen nicht Bildern unterworfen sind, müssen sie sich nicht an irgendein Format für die Masse anpassen, jede musikalische Idee impliziert ihre Entwicklung, und so sind die Stück relativ lang, eine Art symphonische Gedichte.

Die Interpretation ist ein anderes Paar Stiefel: Musiker finden, die können, wollen, wagen, und auch bleiben. Meist Improvisierende. Und die Sache sich weiter entwickeln lassen. Diese Aufnahme wiederspiegelt mein ideales Ensemble, und ich hoffe sehr, es bald Live aufführen zu können.

Sucheta Ganguly, vocal,
Probir Mitra, tabla,
Gaspare Sepio, keyboards & accordion
Gilles Zimmermann, acoustic & electric viola da gamba, add. keyboards, production
extra musicians: Ulli Siebenborn, berimbao, Bic Koenig, guiro